Rencontre avec nos avocats : Gérard Haas

 
 
 

Toujours plus proche des professionnels du droit,

 nous voici pour la première édition de 

 Rencontre avec nos avocats”: Gérard HAAS.

Avocat depuis plus de 23 ans, celui-ci exerce à Paris.

Un échange enrichissant afin de partager sa vision de la profession d’avocat.

Pouvez-vous s’il vous plaît présenter votre cabinet et vos spécialités ?

HAAS Avocats est un cabinet dédié au droit des technologies, de l’information et de la communication numérique ainsi que la propriété intellectuelle. 

A ce titre, nous intervenons de bout en bout pour l’ensemble des questions relatives à la transformation numérique des entreprises ou encore à l’utilisation du numérique (télétravail, vision conférence, campagne marketing, sécurité informatique, cyber risque, IA, RGPD, collecte de données…) 

Notre cabinet est composé d’une équipe de 30 collaborateurs ayant pour ADN de conseiller, protéger, et défendre dans le monde numérique, l’humain et ses créations.


Quel est la typologie de vos clients ainsi que leurs tailles ?

Dans l’univers numérique, la typologie d’un client n’est pas très importante. 

Ce qu’il faut envisager c’est sa capacité à créer des usages et à les rendre visibles auprès de ses prospects et clients. Ainsi deux personnes peuvent traiter des millions de contacts. En revanche ce qui est important, c’est de valoriser cet or noir qu’est la data. 

Ceci dit, nous avons une majorité de clients qui sont leaders dans le domaine de l’E-commerce.


La notation est devenue une norme aujourd’hui notamment à travers Google. Comment pensez-vous qu’il serait opportun d’apprécier la qualité du travail d’un avocat ?

Il est important de décrocher de l’emprise des GAFA et d’avoir des éditeurs européens qui se chargent de ce type d’évaluation. Pour avoir des interlocuteurs disponibles et proches en cas de contestations sur la notation. Il est important également qu’ils comprennent la culture européenne sans imposer des principes américains où tout est produit en oubliant l’humain.

La notation pour être efficace doit se décrocher de l’évaluation du coût car c’est souvent cela qui sert d’appréciation. Or, le justiciable ne sait pas vraiment apprécier la valeur réelle d’une prestation intellectuelle. Si tous les modes de notation sont possibles, ceci doivent être sincères, fiables et objectifs.


Pouvez-vous citer quelques critères d’évaluations qualitatifs selon vous, pour évaluer les services rendus par des avocats ?

L’implication, la maitrise des coûts, l’accessibilité, la performance, la transparence, la réactivité, les compétences, la proximité et bien entendu la confiance.

Il y a bien entendu d’autres critères. Rappelons qu’une notation n’est pas là pour détruire mais pour construire et doit permettre aux professionnels de progresser.


Comment, selon vous, peut-on s’assurer de la réalité d’une consultation avec des avocats afin de certifier les avis ?

Que la personne qui donne un avis puisse justifier une véritable prestation. Il faudrait qu’il y ait une preuve de prestation comme un numéro de dossier ou de facture.


Comment imaginez-vous un système de modération des avis donnés par des clients sur des consultation d’avocats ?

Il faudrait que l’éditeur de la solution mette en place un manifeste dans lequel il rappelle les grands principes qui construisent les avis qu’il va porter à la connaissance des autres utilisateurs. Ces principes doivent reposer entre autres sur la loyauté, la transparence et l’objectivité sans aucune animosité. Un avis éclairé sincère et loyal.


On sent une avancée à petit pas sur ces problématiques de transparence des services. Et surtout des honoraires des avocats par les ordres. Pourquoi autant de réticences de la part de la profession pour apporter cette transparence sur une profession qui souffre de reconnaissance face aux justiciables comme le montre tous les sondages ?

Ce n’est pas aussi simple que ça.  La profession d’avocat s’est construite autour de son indépendance et du service qu’elle rend auprès du justiciable. Et chaque avocat doit tenir compte de la situation économique de son client pour lui permettre d’accéder au meilleur pour défendre ses intérêts. Raisonner en termes de coûts est ridicule puisque cela mettrait une barrière alors que cela n’est pas dans l’ADN des avocats et cela affaiblirait l’aide judiciaire dont peuvent bénéficier certains justiciables.


D’après vous, comment la profession d’avocat peut-elle gagner en transparence pour les justiciables qu’ils soient des entreprises et/ou des particuliers ? 

Il faut éviter au client d’avoir de mauvaises surprises. C’est pourquoi un devis et la maîtrise du budget est essentiel dans la relation avocat-client. 


D’une manière générale, que pensez-vous de la prédominance de Google dans les règles de notation sur toutes les professions et plus particulièrement sur les professions du droit ?

Je ne peux que le regretter mais c’est un fait. Tant qu’il n’y aura pas d’éditeurs européens crédibles je ne vois pas comment on peut faire, sauf à refuser rigoureusement d’être utilisé pour l’enrichissement de ces plateformes. 

Il faudrait qu’il y ait un éditeur européen qui puisse être présent sur ce marché. 

Nous avons tous à y gagner.


Face à la crise du Covid nous entendons de nombreuses voix dire que les modèles économiques doivent évoluer dans tous les secteurs d’activités. Pensez-vous que les modèles traditionnels des avocats doivent également être “disruptés” ?

Tout peut être « disrupté ». Le modèle traditionnel de l’avocat a fait ses preuves car il s’appuyait sur la confiance et la proximité des justiciables mais avec les crises on se rend compte que les cabinets qui ‘n’ont pas été numérisés ont eu beaucoup de mal à répondre et à exister dans l’univers numérique.

Avec la crise sanitaire, les avocats se sont rendu compte qu’avoir recours à la téléconsultation était une solution en période de confinement. L’univers numérique à ses règles et on ne pourra plus longtemps freiner l’innovation et la notation en fait partie.*


Si oui, pouvez-vous nous orienter vers quelques pistes auxquelles vous pensez ?

La téléconsultation favorisera la notation puisqu’il sera très facile pour chaque partie de justifier la sincérité et la véracité de la consultation. La sincérité sera garantie par le service rendu par l’éditeur qui joue le rôle d’un tiers de confiance.


Dans le cadre de cette crise qui est devenue économique comment voyez-vous l’avenir de votre cabinet et les axes de relances ?

En ce qui concerne HAAS Avocats, nous utilisions déjà le service mis en place par LegalFab qui se nomme Jurisappel. Durant la période de confinement, des justiciables l’ont amplement utilisé, certains devenant de nouveaux clients du cabinet.

Cette solution qui avait du mal à trouver sa place a finalement montré sa pertinence. L’explosion de son utilisation nous encourage à développer les prestations de téléconsultations via Jurisappel. Chaque appel permet à l’appelant de noter sa téléconsultation. Autrement dit, grâce à la notation nous pouvons nous améliorer et apporter à nos clients la qualité du service attendu. 

Téléconsultations et notations seront véritablement des axes de développements.

Rencontre avec nos avocats : Gérard HAAS

feedback lawyers L’équipe de Feedback Lawyers
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