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Rencontre avec nos avocats : David Gabriel

 

Aujourd’hui, nouvelle interview pour la rubrique Rencontre avec un avocat.

David Gabriel nous fait le plaisir de répondre à nos questions.

Il nous parle de l’avenir de son cabinet: Gabriel Avocats, de sa perception du futur. 

Un échange enrichissant et instructif !

Bonjour, Pouvez vous s’il vous plaît présenter votre cabinet et vos spécialités ?

« GABRIEL Avocats » est un cabinet à vocation généraliste, traitant aussi bien des problématiques relevant du droit privé que du droit public. Pour autant ses activités dominantes sont liées au droit des affaires, des sociétés, de l’environnement et de  l’immobilier. Sur ce dernier point, le Cabinet est membre de l’AAMTI ( Association des Avocats Mandataires en Transactions Immobilières) et à ce titre accompagne également ses clients dans toute ses problématiques. Y compris celles successorales ou matrimoniales, qui nécessitent accessoirement la cession de biens immobiliers.


En fait le principe, voire même le concept de « GABRIEL Avocats » est d’offrir aux clients un service « 360 degrés », offrant ainsi une large palette de prestations en termes de conseils ou de judiciaire, prenant en compte la transversalité des domaines du droit et des problématiques attachées.

 

Quel est la typologie des clients du cabinet Gabriel Avocats (France ? Étranger ?) ainsi que leurs tailles ?

Il n’y a pas à proprement parler de typologie. Les prestations du cabinet s’adressent aussi bien aux particuliers, aux entreprises de différentes tailles qu’elles relèvent du domaine privé ou public. Sa clientèle reflète en fait toute la pluridisciplinarité de ses interventions et de ses services.

 

La notation est devenue une norme aujourd’hui notamment à travers Google. Comment pensez-vous qu’il serait opportun d’apprécier la qualité du travail d’un avocat ?

L’offre en matière de service juridique est pléthorique et se présente sous différentes formes qu’elle soit physique, ou dématérialisée donc virtuelle. Il n’est jamais simple de faire le bon choix au delà de la seule réputation ou de l’image véhiculée par le Cabinet ou ses membres. Certes nous pouvons considérer que les professionnels du droit que sont les avocats, en raison de leur formation Initiale et continue, de leur déontologie aussi, offrent naturellement au premier chef des garanties de qualité. Pour autant, même au cœur de cette profession il n’est jamais aisé de déterminer avec une certaine précision en quoi tel ou tel cabinet est susceptible de convenir à la problématique à laquelle est confronté tout nouveau client potentiel.

En cela, disposer d’un outil de notation permet possiblement effectivement d’apprécier la qualité du travail dans l’avocat mais plus encore. Pour les clients, de savoir très en amont si le mode d’intervention, ses valeurs et les compétences qui sont les siennes sont susceptibles de lui convenir. 

Pour autant, la notation ne se conçoit que dans le respect de la déontologie propre aux avocats et l’objectivité des avis. C’est le prérequis de la nécessaire crédibilité qui doit être nécessairement celle de la notation.

 

Pouvez-vous citer quelques critères d’évaluations qualitatifs selon vous, pour évaluer les services rendus par des avocats ?

Je pense que les premières qualités d’un avocat sont sa réactivité, la transparence qu’il propose en termes de coûts, sa disponibilité, son implication dans les dossiers et, bien sur, sa compétence. Les critères ne sont sans doute pas exhaustif mais il me semble qu’ils soient ceux parmi les plus essentiels et sans doute les plus perfectibles. 

 

Comment selon vous peut-on s’assurer de la réalité d’une consultation avec des avocats afin de certifier les avis ?

C’est une vraie question dans la mesure où toute la relation entre l’avocat et son client relève du secret professionnel. Peut-être qu’il appartient alors à celui qui recueille les avis et qui les publie de s’assurer de l’existence même de la relation objet du témoignage. Il est vrai aussi que les décisions judiciaires sont publiques. Il n’est pas interdit de mener toute investigation quant à la réalité de la relation ou de la prestation donc quant à la crédibilité de l’avis formulé. C’est bien sur moins simple lorsqu’il s’agit de juridique.

 

Comment imaginez-vous un système de modération des avis donnés par des clients sur des consultation d’avocats ?

Tout avis doit nécessairement reposer sur un principe d’objectivité et de loyauté. Il appartient sans doute à celui qui les publie de s’assurer de leur crédibilité et de leur mesure. 

Il me semble qu’un avis particulièrement laudatif et sans mesure pourrait se révéler suspect. A l’inverse, un avis qui ne serait constitué que par un déversement de considérations particulièrement critiques et sans contraste serait tout autant sujet à caution. C’est bien tout l’enjeu de la crédibilité attaché à un système de notation et aux avis formulés.

 

On sent une avancée à petit pas sur ces problématiques. Transparence des services et honoraires des avocats par les ordres. Pourquoi autant de réticences de la part de la profession pour apporter cette transparence sur une profession qui souffre de reconnaissance face aux justiciables comme le montre tous les sondages ?

Il n’y a pas véritablement de réticences en ce qui concerne les honoraires. Il y a simplement pour l’avocat comme pour le client la nécessité de préserver tout le secret de la relation… Et les honoraires font partie de celle-ci. Cette question relève de l’intimité de la relation. La fixation de l’honoraire doit nécessairement s’opérer en tout transparence avec le client. Il n’est pas rare que les avocats accompagnent leur communication en précisant la hauteur de leurs honoraires et leur mode de facturation. La relation entre l’avocat et le client se nourrit de la confiance. Ainsi que de l’assurance que ce dernier n’ait pas de mauvaise surprise au cours de l’intervention ou à son terme.

Sur cette question je rappelle quand même que chaque avocat ou chaque cabinet reste libre de fixer ses honoraires. En cohérence avec, à la fois ses qualités. Ainsi que la nature ou la complexité du dossier et les impératifs liés à son équilibre financier. 

La question des honoraires n’est pas exclue de la sphère des principes qui s’imposent à chaque avocat. Et, au premier chef, celui de la délicatesse.

Au surplus, il existe un contrôle de l’Ordre des avocats quant à là fixation des honoraires. Ceci, même si ce contrôle est postérieur et n’intervient qu’en cas de difficulté. Alors la question des honoraires n’est pas complètement hors contrôle ou transparence. Bien que la question semble incompatible avec l’indépendance et le caractère libéral de la profession. Et puis il ne faut pas oublier qu’en France, il est parfois difficile ou inconvenant de parler d’argent… On pourrait dire qu’il y a là, plus une forme de pudeur, que de volonté d’opacité. 

 

D’après vous, comment la profession d’avocat peut-elle gagner en transparence pour les justiciables qu’ils soient des entreprises et/ou des particuliers ? 

Ce qui fait toute la crédibilité de l’avocat c’est le respect de sa déontologie et de ses engagements à l’égard du client. Je rappelle qu’il y a une obligation de définir contractuellement les termes de la relation par une convention d’honoraires. Au-delà de cette convention il y a, finalement, le respect de ce lien de confiance qui doit nécessairement exister entre l’avocat et son client. L’enjeu de la transparence se situe ici. Le client doit savoir précisément où il va avec son conseil. Tout comme celui-ci il doit savoir où il va avec son client. Je parlerai aussi ici de loyauté comme corollaire à la transparence qui doit d’ailleurs nécessairement aller dans les deux sens.

 

Que pensez-vous de la prédominance de Google dans les règles de notation des professions et particulièrement les professions du droit ?

Nous sommes résolument inscrits dans une ère d’évaluation systématique, de notation et de critique. Qu’elle soit d’ailleurs positive ou négative, franche ou anonyme. Cela concerne tous les domaines et au premier chef ceux qui impliquent une prestation de services. Cela n’est pas choquant et permet sans doute de faire le tri entre le bon grain et l’ivraie. La notation pousse naturellement les moins bons à s’améliorer. Et les meilleurs à maintenir une qualité de prestations telles qu’on peut l’attendre d’eux. Cela nourrit une concurrence plutôt saine. Encore faut-il que la notation présente de réelles qualités d’objectivité, de sérieux et de crédibilité. 

La démarche est plutôt saine et positive. Pour ce qui est de la prédominance de Google il est sûr que la pluralité des acteurs intervenant dans le domaine de la notation favorise la réunion des qualités que je viens d’évoquer.

 

Face à la crise du Covid nous entendons de nombreuses voix dire que les modèles économiques doivent évoluer. Pensez-vous que les modèles traditionnels des avocat doivent également être “disruptés” ?

Il est un constat d’évidence à savoir que bon nombre de professions connaissent une évolution significative. Tout particulièrement en raison de la démocratisation des nouvelles technologies de communication. Et surtout par l’augmentation des débits de transmission des informations, au tout numérique et à l’intelligence artificielle. Cette évolution s’apprête d’ailleurs avec la 5G à connaître une autre phase. 

Alors la crise liée au Covid 19 aura sans doute constitué un accélérateur d’un phénomène déjà largement prégnant. Notamment par le recours au télétravail, à la téléconférence et bien sur à la téléconsultation. La profession d’avocat n’échappera pas à la règle. Bien qu’elle ait déjà connu un premier bouleversement fort avec les bases de données et l’internet. Il est déjà bien loin le temps où l’on nourrissait des pièces entières d’ouvrages de jurisprudence… Celui où l’on passait des heures à la bibliothèque du Palais… Ou encore lorsqu’on surveillait fébrilement son télécopieur pour attendre la réponse d’un confrère, d’un client ou d’une juridiction.

L’évolution est à marche forcée car elle s’impose à chacun au risque qu’il ne perde en performance. Elle conduira nécessairement les avocats à remettre en cause leurs pratiques et leurs modèles donc à s’éloigner d’une pratique traditionnelle. Mais c’est déjà le cas pour la plupart des cabinets.

 

Dans le cadre de cette crise devenue économique comment voyez-vous l’avenir de Gabriel Avocats et les axes de relances ?

L’évolution technologique permettra sans doute de redéfinir les rapports entre l’avocat et son client. Je pense à la téléconsultation ou à la téléconférence, à la possibilité donnée à chacun d’échanger plus directement et rapidement. Sans doute que la proximité, la réactivité, la clarté donc la transparence et l’efficacité dans les rapports en sortiront les premiers gagnants. Et puis pour le coup, la crédibilité attachée à la notation de la prestation n’en sera que plus grande. Facilitée et opportune.

Il ne faut pas se mentir : rares seront les domaines économique qui ne seront pas directement impactés. Celle-ci ne fait peut être que débuter. Entre les grèves motivées par le projet de réforme des retraites et la crise du Covid, les derniers mois auront été particulièrement difficiles pour tous les cabinets quelle que soit leur taille et leur spécialité. Sans doute qu’il va falloir se réinventer dans une certaine mesure pour faire face à la situation. Les avocats possèdent une vraie force d’adaptation et d’élasticité. Ils sauront faire.


“Les avocats possèdent une vraie force d’adaptation et d’élasticité. Ils sauront faire.”


 Pour « GABRIEL Avocats », qui reste une petite structure par sa taille… Bien que plus grande en termes d’ambitions. Elle devra intégrer les évolutions qui s’imposent. Sans pour autant, que jamais ne se perde la relation privilégiée qui doit exister entre tous professionnels du droit et son client. 

 

Il veillera à maintenir la qualité de ses interventions et prestations, hier comme aujourd’hui et tout comme demain. Nous entendrons également élargir nos interventions dans les domaines des modes alternatifs de règlement des conflits et des différents (Médiation, arbitrage). Cette approche nous paraît être un axe de développement en parfaite conformité avec les nécessités d’une plus grande efficacité. Alors même qu’il faut sans doute s’attendre à des délais judiciaires allongés, notamment en raison de la crise actuelle.

L’intérêt bien compris des clients consiste aussi à leur offrir la possibilité de bénéficier de la relative rapidité d’une solution non juridictionnelle.

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Rencontre avec nos avocats : David Gabriel nous parle de Gabriel Avocats

 

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Découvrez l’interview de Gérard HAAS !